Le fou s’est fait chasser de la cour du roi ; pourquoi aurait-il une place dans l’entreprise ?

Apprécié parce qu’il arrive à ses fins tout en allant à l’encontre de la norme, parce qu’il questionne et remet en cause, exprime des émotions, le fou du roi pouvait se permettre de tout dire, y compris – et même surtout ! – ce qui allait à l’encontre d’un ordre établi. Voix du peuple auprès du souverain, porteur de progrès, le fou tenait un rôle de conseiller auprès du roi qu’il aidait à prendre des décisions.

L’Angély est le dernier fou du roi de l’histoire de France : il fut chassé de la cour de Louis XIV pour ses railleries trop piquantes… A la même époque Descartes rédigeait le Traité des passions et érigeait la Raison comme reine, les émotions n’étant que le mouvement des esprits.

Quatre siècles plus tard, dans notre société et nos organisations, Descartes est toujours présent : la décision est analytique, servie par l’hyper profusion de données. Le fou n’est pas prêt de faire son retour dans nos très sérieuses instances de décision.

 

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